Vélib' ou la Vé'poisse

Il y a des jours où je suis contente d'être aussi blogueuse. Déjà 3 heures que j’essaye d’écrire un papier neutre -propre au métier de journaliste- sur la « vélorution » Velib’ alors que je suis fâchée avec ce système.

Oui parce que :

- Jeudi soir à 2h il n'y avait plus de métro. J'ai donc pris mon 1er Velib' pour un montparnasse-cambronne, encombrée d’un grand carton de deux mètres de long… 10 minutes de trajet me direz-vous. Pas quand il n’y a plus de place à la station près de chez vous ! 10 minutes pour arriver dans le coin, 40 minutes pour faire le tour du quartier à le recherche d’une place. Quelques stations complètes, bloquées, pas encore ouvertes… plus loin, je capitule. J'accroche mon "adorable" Velib au poteau favori des chiens du quartier, devant l’entrée de mon chez-moi, et je me dis que je vais écrire au service-client pour me faire rembourser des frais occasionnés. Vous savez, ceux après la première demi-heure gratuite.

Après un petit tour sur le site Velib', je découvre la carte des bornes de mon arrondissement. Il y a une borne au bout de ma rue! Bizarre, je ne l’ai pas vu! Je me dis qu’il serait plus raisonnable de ressortir l’accrocher. Même s’il est 2h30 du mat' et que je me lève dans 6h. Ca va, c’est pas loin le bout de la rue ! Et c’est reparti, en pyjama, à la recherche de la station… qui n’existe pas encore ! Tour du quartier de l’autre côté. Toujours pas de place. Je capitule à nouveau. Et je marque mon territoire sur le poteau pour la nuit. Je le rendrai demain matin avant d’aller au boulot. Comme si je n’avais que ça à faire franchement ! pffffff !

Sauf que, vendredi matin, je n'ai pas le temps de me préoccuper de mon vélo-de-malheur! Et d’ici ce soir, les 10 minutes de déplacement me coûteront le prix d’un vélo à l’achat.

18h même topo… tour de quartier, puis une seule et unique dernière place : c’est pour moi ! J’accroche mon vélo, heureuse de retrouver ma liberté, et l’usage de mes pieds. Et surtout : je consulte le solde de mon petit déplacement. Et là : rien !

Un peu de chance pour moi, beaucoup de poisse pour celui qui m’a aidé à décrocher mon vélo avec sa carte en fait. Ah oui, j’avais oulié de vous dire que je n’arrivais pas à décrocher mon vélo à montparnasse et qu’un gentil monsieur me l’a décroché avec son pass Navigo? D'ailleurs, gentil monsieur, si vous passez un jour sur ce blog, faites moi un signe.

- Forte de cette expérience, je ne me démonte pas. Allez, faut être optimiste. Ca n’arrivera plus. Lundi, je retente Velib. Y en a tellement dans Paris que ça doit pas être toujours la guerre. Surtout à 18h. Sauf que cette fois, c'est la borne qui pose problème. J’appuie sur les boutons avec les numéros, et ca fait des trucs bizarres. Un clic en vaut deux, ou pas du tout. Ca m’a valu deux faux codes sur ma carte bleue. J’ai pas tenté une troisième fois.

Et je ne tenterai pas vélib une troisième fois non plus !

Et puis, ça vous étonne si je vous dis que je n'ai jamais eu de nouvelles du service client?

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